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ORBIS TERRARUM

Mon chez moi !

C'est accompagné de Catherine que vous sortez d'Aérotropolis. Le chauffeur, vous attend à la sortie dans un magnifique véhicule ne touchant pas le sol. Une porte transversale glisse et vous laisse découvrir une installation tout confort avec écran pour chaque passager. La jeune femme blonde vous invite à vous y assoir mais l'androïde ne vous accompagne pas. Vous vous rendez compte que le chauffeur ne conduit pas mais lit un journal tout en surveillant de temps à autre la route. En moins de 15 minutes vous voici arrivés devant votre résidence. Pendant ce laps de temps, votre contact vous explique comment se passent les déplacements sur OT. Vous pouvez de même acquérir un véhicule personnel selon votre souhait mais vous ne pouvez pas en importer de l'extérieur. Elle vous explique que tous les appareils et objets d'OT sont conçus par TOTR et pensés pour être 100% écologiques.

« Tout ce que vous avez pu apporter de ‘’l'Extérieur’’ a été minutieusement contrôlé et validé en amont comme vous le savez... Vous dit-elle. »

Puis elle vous parle du quotidien, des habitudes des gens ici qui ne sont en fait que ce que vous-même déciderez. Catherine vous apprend que c’est à vous de motiver et d’influencer favorablement le monde de demain et qu’elle se fera un plaisir si vous désirez en apprendre plus dans telle ou telle branche. Il existe des formations pour tout et sur tout à OT et l’Arc est un monde parallèle qui n’attend que vous. Elle ne vous cache pas que des données seront récoltées sur vos habitudes de vie, de consommation et de jeu.

« Tout est parfaitement confidentiel et sécurisé, assure-t-elle. Une équipe réduite est en charge de les traiter. Vous pouvez en outre gérer les autorisations au moyen de votre META. Cependant, vous devez savoir que la milice à un droit de regard sur la population au niveau de la place publique et les entreprises de même sur leurs employés dans la limite de leur fonction. Ce qui induit un taux de criminalité presque nul. »

Quand vous sortez enfin du véhicule, Catherine vous indique de ne pas vous inquiéter de vos effets car le chauffeur s’en occupe et vous invite à la suivre. Les portes de votre logement s’ouvrent à votre passage par reconnaissance de votre META. Votre ordinateur de bord se matérialise alors, c'est un hologramme partiel (seulement le visage) dont l'aspect par défaut est celui d'une femme asiatique. Vous pouvez modifier son apparence et lui donner un nom ainsi qu'une personnalité.

Catherine vous laisse alors pour que vous puissiez vous installer.


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[CONSIGNES : Expliquez comment se déroule votre déplacement, ce que vous percevez de l’extérieur. Décrivez-nous votre logement; est-ce un studio ultra-moderne, un appartement somme toute traditionnel mais aux multiples technologies cachées ou une résidence luxueuse et épurée ? N'hésitez pas à faire preuve d'imagination.

Parlez nous de vos sentiments concernant votre aménagement, donnez un nom à votre ordinateur de bord. Attention, cet ordinateur n'est pas nécessairement un "ordinateur physique". C'est une IA et elle se matérialise dans vos appareils connectés selon votre volonté. Que ce soit par votre META, le centre d'une table etc.

Vous pouvez la contrôler via des écrans de contrôle comme un tableau dans un mur, une tablette, voire des écrans virtuels que vous projetez de votre META sur un autre support. N'oubliez pas que vous ne projetez pas dans le vide (cette technologie n'est pas à votre portée), vous devez toujours avoir un support connecté (comme par Bluetooth) pour pouvoir projeter une image virtuelle ou un hologramme dessus.

Concernant les technologies, n'hésitez pas à inventer et à considérer l'ordinateur de bureau (fixe ou portable) comme passéiste.

Une fois posté, vous pouvez passer directement à la quête suivante.]


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Le voyage se passa très bien, et Robotiky commentais sans cesse le paysage.

"Oh ça c'est magnifique, oh et ça !! C'est génial !"

Quand elle arriva au Phare et qu'elle entra dans son appartement, elle fut émerveillée. C'était un appartement avec de multiples technologies cachées. Elle était si joyeuse qu'elle riait, sautait et elle courait partout a l'intérieur et souriait a tout bout de champ.

-Et cet ordinateur... ce sera... Tiky ! Facile a se rappeler, ça, Tiky.

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Lucian écouta les indications de Catherine, il avait équiper les lentilles et mis le Faunus dans son sac à dos, il était ensuite monté dans la voiture avec la jeune femme et ils prirent la direction de son nouvel appartement, il était surprit que l’accueil des nouveaux arrivant soit aussi personnalisé, mais s'était plaisant, il avait l'impression de déjà faire partie de la communauté ainsi.

Il arrivèrent finalement à son immeuble. Catherine lui indiquant qu'il occuperait celui au dernier étage, c'était un studio avec terrasse et même une petite piscine. Il ne s'attendait pas à ça, il pensait avoir un petit appartement mais après tout, autant en profiter. Il la remercia alors qu'elle lui indiquait que ses autres bagages allaient être monté par le chauffeur. Il hocha la tête et montât dans l’ascenseur qui après avoir scanner ses métas l'emmena directement à son étage sans même le lui demander.

Il arriva automatiquement devant la porte de son appartement, l’ascenseur donnait sur un petit couloir ou il n'y avait qu'une seule porte, il se dirigeât vers elle et une fois de plus ses lentilles furent scannée, et il pût clenche la porte. Il l'ouvrit et arriva dans l'entrée qui donnait sur le salon, il put voir aussi la cuisine sur sa gauche et un couloir à droite qui menait sans doute aux autres pièces.

Le lieux était déjà meuble et tout était à son goût, sur le thème rétro futuriste en arche les fenêtres donnait l'impression d'être dans un bateau retourné, et comme elles étaient aussi des écrans, un aquarium virtuel était actuellement diffusé sur celles-ci renforçant ainsi l'impression d'être sous la mer. Les meubles en bois décoraient de maniéré ravissante la pièce et il fût attirer par la grande bibliothèque ou il pourrait stocker tout ses livres, et par l'écran géant qui était monté sur le mur face aux canapés. .

Il alla vers la terrasse, observant la vue sur la ville, mais aussi comment elle était agencée, la piscine était en escalier et semblait assez profonde à la dernière marché ou elle était directement accolée au rebord transparent de la terrasse, il nota aussi un boitier sur le côté de la porte et quand il passa, la main dessus un schéma de la terrasse apparut, il vit alors qu'il pouvait même la fermer complètement avec une verrière, se qui serai utile lors qu'il pleut.

Il revint dans l'appartement, le chauffeur avait finis de lui déposer ses bagages dans l'entrée, il se remerciant et alors que l'homme refermait la porte derrière lui, Lucian s’intéressât a un ordinateur dernier cri, installé prés d'un des canapés, il s'assit sur l'accoudoir et toucha le clavier, l'écran s'alluma, et après un court laps de temps, une vois aux accents métalliques lui demanda de nommer et configurer l'IA de l'appartement. Il régla donc le type de voix et autres et enfin le nomma à voix haute.

Ton nom sera Hecaté. Enchanté.

Un bip sonore lui confirma l'enregistrement du nom et la voix qui avait changée, elle avait des intonation plus douce désormais lui répondit en le remerciant.

(L'appartement de Lucian :

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On arriva dans un appartement absolument charmant. Il était dominé par le blanc, mais des touches de doré et de bleu étaient parsemées avec goût. Le lit avait l'air terriblement confortable, et une télévision digne d'un écran de cinéma était accroché au mur, juste en face du canapé et des fauteuils dans le salon. La salle de bain comportait une baignoire assez large et grande pour y être confortablement installé, et donnait sur une large fenêtre qui nous laissait admirer le paysage. Tout comme la baie vitrée dans la chambre, d'ailleurs. La cuisine était parfaitement bien équipée, avec le nécessaire pour la conservation et la cuisine des aliments, ainsi qu'une table avec des chaises assorties, et un bar accompagné de ses tabourets.

"C'est superbe ici!" Lançais-je en faisant le tour du propriétaire. "Merci de m'avoir accompagné, et de m'avoir expliqué le fonctionnement des lentilles." Souriais-je à la dame.

Immédiatement après lui avoir dit ça, je mis mes lentilles de contact, et tout de suite diverses informations apparurent dans mon champs de vision. Automatiquement, mon sourire s'agrandit. Comme l'avait dit la femme qui m'avait accueilli, elles se connectèrent directement à l'ordinateur, qui émit un doux bip, comme pour annoncer la connexion. Une voix particulièrement impersonnelle se fit alors entendre dans l'appartement, demandant de nommer l'intelligence artificielle et de la personnaliser.

Je vis l'ordinateur sagement posé sur la table basse du salon, je m'asseya directement au sol et le rapprocha pour pianoter dessus. Je personnalisa l'IA, qui était programmé pour utiliser la langue française, et me mis à réfléchir pour un nom.

"Enchantée, Talia." Disais-je à voix haute.

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James avait donc suivi Catherine depuis Aérotropolis jusqu'à son nouveau chez lui. Cela lui changeait de sa mère patrie, un chauffeur, un véhicule volant tout confort, c'était clairement le luxe qu'il avait pu effleurer par instant dans sa vie passée, jusqu'à la disparition de sa femme en tout cas.

Il resta attentif aux explications, le regard alternant entre la femme et l'extérieur, opinant de temps en temps de la tête tandis que sa bouche s'était presque scellée dans un silence parfait. Le calme russe, vous ne connaissiez pas peut être, et bien on pouvait dire qu'il excellait dans cet art. Il parlait peu, prenait le temps, mais savait se montrer incisif quand il le fallait, aussi bien dans ses actes que dans ses paroles. Aussi, ce silence ne fut que de courte durée puisqu'un léger quart d'heure suffit à peine à l'amener dans son nouveau foyer. Il avait bien noté qu'il pouvait lui aussi s'offrir ce genre de véhicule, et c'était bien rentré dans un coin de sa tête évidemment.

Tout avait été bien pensé évidemment, avec le plus grand soin pour respecter les normes et les objectifs de sauvegarde de l'environnement, dépenser le moins d'énergie possible, et surtout produire le moins de pollution possible. Il reconnut d'ailleurs quelques objets qu'il avait fait venir de chez lui, et ça avait au moins le mérite qu'il se sente directement chez lui. Quelques gestes corporels, de quoi montrer à celle qui lui faisait la visite qu'il écoutait et lui répondait à sa manière, puis lorsqu'il fut question de cet... ordinateur de bord qui se matérialisa en quelque sorte devant lui, il esquissa un sourire et lui donna donc un nom qu'il appréciait beaucoup. Au début, il pensait lui donner celui de feue son épouse, mais ce serait reporter ses problèmes sur une machine, et ce n'était clairement pas digne de lui, aussi, ce n'est qu'un seul mot qui sortit de sa bouche.

- "Carmen"

C'était bien Carmen, un opéra qu'il appréciait particulièrement, et ça lui allait assez bien du coup. Il se tourna vers Catherine, puis la remercia en quelques mots de son accueil avant de pouvoir profiter de son nouveau foyer.

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Caremac restait très attentifs aux indications de Catherine. Le jeune homme avait équipé sa seule lentille de contact alors qu'il mit délicatement dans sa sacoche, le Faunus. Suivant la jeune femme, le professeur entra dans la voiture, regardant encore et toujours l'architecture si novatrice de cet endroit. Caremac se demandait réellement si tous les nouveaux arrivants étaient accueillis ainsi... Le borgne écoutait toujours les instructions de la dame tout en perdant son regard sur les rues.


Une fois arrivé dans le bâtiment qui hébergeait son immeuble, le professeur suivis la coordinatrice jusqu'à son chez soi. Le nouveau s'attarda sur ses bagages, ne voulant pas encombrer le voiturier. Il en prit quelques-uns avant de monter dans un ascenseur. Le jeune professeur avait le vertige mais fort heureusement il n'était qu'au huitième étage et pas plus haut...


A la sortie de l'ascenseur, Caremac arriva devant une porte qui scanna ses deux yeux, ne pouvant pas faire le rapprochement. Catherine l'aida en modifiant la reconnaissance sur l'unique oeil valide du professeur... Il soupira en entrant... Son appartement n'était pas lumineux, mais était confortable. En entrant, il y avait une petite rambarde qui délimitait l'entrée des autres pièces. Il possédait une grande pièce qui faisait office de salon et bureau. Plus loin, une cuisine assez modeste qui aller lui servir à faire de bons gâteaux. Finalement, sa chambre était simpliste, un lit, une armoire et quelques accessoires.


Caremac aimait tout particulièrement la décoration trop épurée. Il savait qu'elle allait bientôt être recouverte de plusieurs tas de papiers et d'autres copies. Mais il ne disait rien, il avait vu sur la ville, restant tout de même bien camouflé. Sa timidité ne l'aidait pas vraiment. Il s'arrêta sur sa bibliothèque. Ses livres avaient déjà été tous ramener. Grand lecteur et écrivain à ses heures perdues le jeune homme sourit en remerciant chaleureusement Catherine.


Le chauffeur vint par après ramener le reste des bagages et le jeune borgne remercia chaleureusement la personne. Il voulut proposer quelque chose à boire, mais avait oublié qu'il était tout nouveau. Il salua gentiment ses connaissances avant de fermer la porte de son appartement en inspirant un bon coup.


- Te voilà chez toi, mon bon vieux pirate.


Pirate, c'est le surnom que beaucoup lui donnait et il l'avait en quelque sorte accepté. Caremac avait pris la tablette sur l'un des bureaux et alluma l'ordinateur dernier cri. Il fut ébahit par la puissance que devait avoir cette machine... Il appuya sur les diverses commandes avant d'attendre un court instant. L'ordinateur s'alluma, alors qu'une voix métallique lui demanda de nommer l'IA de son chez soi. Il passa un bon nombre de temps à régler la voix, la voulant douce, agréable à l'oreille, avec une petite tonalité. Il sourit avant de réfléchir à un nom. Il lui donna celui d'Oma, un nom court, pas trop agressif et qui lui rappelait son chez soi... Un petit bip se fit entendre, laissant à Caremac le soin de se poser.


[ L'appartement de Caremac : 5d00ec87b65d63ee2104a8cde3473c84.png]

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Je regardais le paysage défilé encore et toujours par la fenêtre, il y avait tant de choses nouvelles a découvrir a perte de vue, cet endroit était incroyable, l’architecture futuriste laisser tout de même place a de magnifique parcelles de verdure fleurie. Cet endroit déborder de vie, des hommes et des femmes y couraient dans tous les sens, pour travailler, les enfants riaient et se bousculé.

Notre transport s’approche alors de l’eau et s’arrête soudainement sur un ferry. Je n’écoutais absolument pas ce que disait cette Catherine, je regardais ma sœur en espérant qu’elle aura un tantinet suivi la conversation et qu’elle pourrait m’expliquer quand nous serions arrivés.

Puis le ferry s’arrêta face à une magnifique demeure situé sur une île, les bords de mer comporter plusieurs petites îles comme celle-ci, mais la notre avais un charme bien différent des autres. Je descends alors la première, perdu dans mes rêves, m’approchant de la porte en oubliant de dire au revoir ou même de prendre mes bagages. Je rejoins ainsi la porte qui s’ouvrit devant moi, surprise, je fis un pas en arrière puis souris.

- Waouw... C’est... Génial !

Un immense salon cerner de gigantesque baie vitrée ainsi que de grands escaliers en verre entremêler, les pièces du bas offrait une magnifique vue de sous la mer, des coraux de toutes les couleurs ainsi que de magnifiques poissons.

Ma chambre, qui se trouvé à l’étage, possédée un superbe balcon, une vue magnifique sur la mer et la ville, un endroit parfait pour pouvoir jouer du violon et que tout le monde puisse en profiter. Toutes mes affaires étaient déjà la, je sautai sur me lit et pris l’étrange petite télécommande qui se trouver la sur ma table de chevet, curieuse je me mets alors a tripoté un peu tous les boutons, puis c’est alors que le plafond de ma chambre se scinda en deux laissant une vue imprenable sur le ciel a travers la vitre.

- Violette ! Vite, viens voir, c’est magnifique !

J’étais sur que cet endroit aller être parfait …

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[Clic Music]

Malheureusement, je n’avais guère plus écouté que ma jumelle ! Toute aussi absorbée par le paysage qui défilait à toute vitesse sous nos yeux. C’était juste… Incroyable ! Le monde avait pourtant changé, la technologie de notre génération avait fait un bon d’après mes parents et ce même monde qui pourtant évoluait positivement ne cessait d’être confronté à des catastrophes. Rien de bien plus grave que celle de 2022 qui avait complètement changé la surface du monde, mais ces dernières se succédaient toujours de plus en plus proches les unes des autres. ORBIS TERRARUM était une terre de survie pour ceux qui ne désiraient pas coloniser l’espace, le grand univers n’étant pas suffisamment sûr encore. Le Projet TOTR promettait ainsi une terre stabilisée par une nouvelle technologie et maitrisée par une IA d’une grande sagesse. Cependant, OT est totalement différente de tout ce que j’ai pu voir par le passé. Ma famille a les moyens de se procurer ce qu’il y a de mieux sur terre, du coup il est rare que les choses me paraissent nouvelles mais là… Tout est vraiment nouveau. Je n’avais jamais vu une ville aussi propre, lumineuse, verdoyante, phosphorescente ! Et… Ces gens qui s’habillent tous différemment, avant-gardiste ou de façon très ancienne... La vie semble facilitée, harmonieuse et paisible malgré le dynamisme de la métropole. C’est… Extraordinaire et je ne peux m’empêcher de sourire. Ce que je vois me plait, cela m’effraie.

Le paysage change alors et c’est encore plus beau que dans mes rêves. Je n’aurais pas même osé rêver d’un pareil paradis. J’avais tellement peur du changement que je ne m’étais pas montrée curieuse de ce proche avenir ni de ce qui m’attendais. Je sais… Je suis une stressée de la vie, n’importe quoi me perturbe. Je ne sais d’où me vient cette inquiétude incessante. Il me fatigue pourtant, ce tempérament farouche dont je ne peux me déposséder. Sauf qu’en cet instant T, je ne me sens ni inquiète ni apeurée. Nous sortons de la ville et le véhicule ralenti, surement pour nous laisser profiter de la vue du ciel s’ouvrant sur la mer. Nous tournons le dos aux montagnes enneigées qui surplombent le paysage très loin derrière nous, ainsi qu’au centre-ville et à ses forêts qui le parsèment. Les arbres qui nous entourent deviennent de plus en plus exotiques, des cocotiers et des palmiers… Le sable d’un côté mène surement aux plages mais des rues claires, sillonnent la surface de la Baie pour desservir des bâtiments bas en forme de... D’épis ? Je ne sais pas trop mais la verdure et l’eau qui les entourent les font presque disparaitre dans l’horizon. Notre véhicule nous dépose sur un ferry. Ce dernier se détache de la piste, dépasse la zone résidentielle luxueuse pour survoler l’océan et mon cœur fait un bon. J’enroule mes doigts autour de la barrière qui me sépare du vide, le vent s’engouffre dans ma chevelure, je respire à plein poumons. Je me sens… fébrile, électrisée ! La beauté du paysage m’enivre de joie et d’envie de je ne sais quoi encore. Je ne comprends pas.

Des bateaux de plaisances bordent et tâchent de blanc la nappe turquoise et au milieu d’eux des sortes d’îles. Nous nous rapprochons de l’une d’elles. Nous débarquons et je vois Rose qui s’engouffre la première, je suis toujours derrière tout le monde. Maman est en grande discussion avec ladite Catherine juste devant moi alors qu’elles s’approchent ensemble de la villa. Papa aide le bagagiste et je crois que Lucas est avec lui… Moi je lève la tête pour apercevoir jusqu’où s’élève notre nouvelle demeure alors que mes pas me font approcher lentement de la bâtisse. J’entre, j’entends Rose de loin, comme un bourdonnement… Je tourne sur moi-même éblouie par le salon cathédrale et aveuglée par les baies vitrées. Je m’avance encore, descends quelques marches qui mènent vers la salle à manger et je sursaute quand l’ombre d’un gros poisson traverse la vue. Je comprends enfin que cette partie de la maison est immergée sous l’eau et cela ne me plait pas trop, j’en vois la beauté mais je ne me sens guère en sécurité là… Alors je m’éloigne rapidement. Soudain Rose m’appelle de l’étage. Je serre mon sac contre moi en me précipitant vers l’escalier devant lequel je m’arrête, interdite.

« Violet, voyons ! Ne commence pas… M’interpelle maman. J’acquiesce fébrilement avant de poser un pied sur la première marche. Oh, attends Violet… Je m’arrête. Nous devons donner un nom à l’ordinateur de bord de la maison, vois ça avec ta sœur veux-tu ? »

J’acquiesce à nouveau avant de reprendre mon ascension. Une fois sur la mezzanine, je dépose mon sac sur un petit bureau, j’en sort la petite boite avec la META. Ma META. Délicatement, j’insère chaque lentille sur mes orbites et un petit pincement oculaire me fait sursauter.

« Bonjour mademoiselle Violet. Me dit soudain une voix sans genre à l’intérieur de ma tête. Je sursaute encore et mon corps se contracte. Je vous demande pardon mademoiselle, j’aurais dû m’annoncer. Je suis votre IA de maison. Votre mère doit bientôt me nommer. Je suis enchantée de vous rencontrer. »

J’acquiesce une troisième fois même si je ne sais pas si cette… IA peut me voir et me précipite vers la voix de ma sœur qui, elle, est bien réelle. La porte de sa chambre étant grande ouverte et je la vois sur son lit en train d’admirer ce qui devait être une vue de toit. Elle est belle, et souriante, et rassurante... J’entre et la seule chose que j’eus à dire d’une voix boudeuse c’est :

« Oh… Nous ne sommes pas dans la même chambre ? »

Je me secoue et m’oblige à sourire. Je m’allonge à côté de Rose, nos cheveux se mêlant sur les draps froissés, je prends sa main et la serre. Le parfum floral de ma soeur me chatouille les narines, cela m'apaise. Nos yeux plongés dans le ciel admirable, je soupire. Rose me comprend, j’ai toujours été la plus faible des deux et par elle je me sens protégée. Je sais que je dois prendre mon indépendance, je ne suis guère pressée. J’ai peur… A nouveau.

« Maman veut qu'on trouve un nom à l'aide de maison intelligent... »

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Docilement, toute la famille Yamagushi s’était installé dans le véhicule tout confort. Le cuir des sièges était chauffé, l’ambiance était aseptisée sans pour autant faire penser à un lieu médical. La sobriété était appréciée de la japonaise qui ne pouvait empêcher son regard de voleté de gauche à droite, comme pour s’imprégner de son nouvel environnement.

Toujours assidument, elle écoutait et notait mentalement les quelques commentaires que leur offrit leur guide. Elle reconnaissait que le système était bien pensé, même si ce dernier était intrusif et représentait finalement leur plus gros adversaire pour leur vie sur OT. Riko avait fait de son mieux pour ne pas tressaillir en comprenait que ses moindre fait et geste pouvait être épié tout en étant légal. Ce détail, la jeune femme savait déjà que cela n’allait pas plaire au reste de son groupe. Cependant, ils avaient été formés et mit au courant de ce genre de pratique. Normalement rien de devrait poser de problème. Ensuite, il faudrait tester les systèmes de sécurités et découvrir leur faille et leurs limites.

Le trajet avait été court et assez long pour permettre à Catherine de donner tous les derniers détails sur leur emménagement. En quelques coup d’œil rapide, la japonaise avait pu apercevoir quelques rues, des allées de bitumes et des nombreuses bandes de verdure. Rien que de poser les yeux sur cet endroit était une véritable bouffée d’air frai, rien à voir avec la pollution du centre de Kōbe !

Si le voyage avait été de courte durée jusqu’à la baie, le véhicule les transportant dû prendre une plateforme maritime pour les guider entre des îles privées avant d’accoster sur le large ponton de leur nouveau quartier. Orienté côté Est, le pont terminait sur un jardin japonais verdoyant. Une arche créée par deux cerisiers déterminait avec précision l’entrée de la propriété. Un petit pont rouge était à franchir pour arriver sur la cour de fins cailloux blancs. Un chemin de pierres plates traçait à route à prendre et encerclait une fontaine où une statue de bouddha laissait couler de l’eau claire. Délimitant ce jardin, des buis taillé avec précisions en forme de vague à une trentaine centimètre du sol.

Riko n’était pas peu fière de voir les yeux des membres de son clan se mettre à briller de satisfaction. Le jardin semblait au moins à leur gout. Qu’en serait-il du reste de la propriété ?

Encore une fois, le quatuor suivit dans le calme la grande blonde jusqu’à la reconnaissance META et l’apparition de l’hologramme. Riko en avait entendu parler et elle était soulagée de constaté que l’apparition avait autant les yeux bridé qu’elle. Cela encouragerait sans doute ses camarades à se détendre et adopter leur nouvelle vie sereinement. Enfin, aussi sereinement qu’il était possible de l’être pour des imposteurs.

Tout le groupe remercia poliment la patience et l’accompagnement de Catherine. Cette dernière partit ensuite sur quelques derniers conseils.

Finalement, les quatre japonais se retrouvaient seul sur cette petite île isolée.

— On t’appellera Sachiko. Déclara Koji à l’hologramme.

De nouveau silencieux, le patriarche passa en premier le pas de la porte d’entrée.

Si l’extérieur était pseudo traditionnelle avec ses nombreuses ouvertures et le parement de bois, les espaces communs n’avaient rien à envier à leur habitation ultra moderne de Kōbe. Le banc l’anthracite et le noir étaient les couleurs dominantes de la maison. Seule la chaleur des quelques éléments d’ameublement en bois venait casser l’aseptisation de l’ambiance et rappeler les intérieur traditionnel.

Après être passé dans la première pièce, on comprenait rapidement que l’édifice devait être un immense carré avec en son centre, une petite coure intérieur donnant elle aussi sur un puit et quelques plantes typiquement asiatique. On en faisait le tour via des passerelles surélevée de bois et couverte.

La maison était terriblement lumineuse grâce à la présence de ses innombrables baies vitrées. La cuisine pourrait être totalement ouverte sur cette coure intérieur.

Les pièces étaient vastes et chaque chambre semblait avoir été isolées les unes des autres et disposait d’une salle d’eau privative. Riko s’estimait heureuse. Même si elle venait de recevoir la chambre la lus étroite, il s’agissait de la chambre qui donnait le plus facilement sur la grande salle de bain/spa.

La chambre de l’avocate était sobre. Peinte en gris, elle était cependant murée de diverses étagères où de nombreux codes trônaient lourdement. Un lit double et surélevé, une estampe japonaise au-dessus de la tête de lit comme seule décoration. Un espace salon/bureau avait été installé avec télé grand écran et un espace de travail tout près où était déjà allumé un nouvel ordinateur portable. Il serait plus facile de passer au réconfort après un dur moment de labeur.

Les quatre membres de la famille passèrent un long moment à explorer tous les coins et recoin de leur fameuse maison de famille pour finalement tous se retrouver autour de la table basse du salon. Riko avait eu le temps de préparer un exemple d’emploi du temps de la famille pour le lendemain. Aussi, elle invoqua facilement Sachiko l’hologramme pour lui faire part de leur plan et qu’elle puisse les épauler dans leurs démarche.

— Demain, nous voulons découvrir la ville, il nous faudra donc une embarcation pour quitter l’île à l’heure d’ouverture des magasins. Il serait bon d’avoir également un plan de la ville chacun au cas où nous nous égarions. Aurais-tu des suggestions pour mieux nous familiariser avec OT, Sachiko-san ?

L’intelligence artificielle n’eut aucun mal à répondre aux exigences de l’avocate, elle put même synthétiser les demandes des autres personnes de la pièce. Dans les réponses, Riko retint que les Salons Léto étaient le lieu le plus branchés du moment. Un endroit qui attisait la curiosité de la demoiselle en quête d’une première expérience dans l’Arc…


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Sérace prit le temps une dernière fois de contempler la beauté d'Aérotropolis avant d'entrer dans le long véhicule flottant. Il demanda à ce que la boite noire lui soit remise, plutôt que d'être dans le coffre avec ses autres bagages. Son corbeau s'y trouvait, dormant à points fermés. Majestueux, intrépide et élégant, il était depuis longtemps devenu un très bon acolyte. Le jeune homme assis à côté de lui portait un bandeau sur les yeux, et ornait de somptueux tatouages, ayant sûrement leur importance, bien plus qu'une encre noire sur la peau.

Il remarqua que le véhicule se dirigeait vers le quartier Est de Borée lorsqu'il aperçut le paysage défiler. Aucun bruit ne venait du moteur, bruit auquel il faisait pourtant très attention quand il embarquait dans un nouvel engin.

Comme l'avait assuré Mme Legrand, son absence fut brève pour accompagner le prénommé Arthur à son appartement.

L'atmosphère changea légèrement lorsqu'ils arrivèrent au quartier Sud. Bien que les bâtiments aient été entièrement refaits, Sérace put toutefois contempler les vieilles charpentes d'usines qui dépassaient par-ci par-là des immeubles.

La jeune femme blonde l'invita à entrer dans l’ascenseur, direction le dernier étage, où l'attendait son nouveau logement.

Le loft était certes petit, mais largement suffisant pour ce qu'il allait en faire. Une voix le troubla dans sa découverte des lieux. Un visage se matérialisa au-dessus de la table basse, et le jeune homme attendit que ses affaires lui soient rendues.

Il s'adressa à l'IA avec autant de sympathie qu'il le pouvait. Le rapport qu'il entretenait avec les machines était d'une équivalence avec celui qu'il avait avec le genre humain. Comme aucun nom ne lui effleura les pensées, il appela cette entité Madame, en référence à une artiste qu'il appréciait fortement.

Il s'approcha de la fenêtre, et grâce à la hauteur, il put apercevoir les splendides tours du Palais Blanc, immenses, perçant les nuages, qui se coupaient face à elles.

Le quartier Sud était certes parmi les plus vieux de la cité, mais aussi ayant le plus de charme, pour qui appréciait les courbes métalliques et le style industriel du mobilier.

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Le jeune aveugle répondit à la sensation de bienveillance en rendant la pareil et, ne voulant pas couper la dame dans ses explications, attendit patiemment que la personne, étant arrivé avec lui, reçoive sa META pour lui envoyer une salutation en message de bonjour. Il resta silencieux et hocha simplement la tête pour le fonctionnement des technologies et de l'administration. Il suivit docilement Catherine jusqu'à la voiture puis à l'appartement qu'il avait pu s'offrir avec l'argent qu'il avait de côté et les aides pour son handicape.

Il descendit de la voiture, abandonnant le dénommé Sérace, puis laissa le chauffeur monter ses bagages pour se concentrer sur le chemin a emprunter. il ne pouvait pas vraiment voir à quel point c'était beau mais se rendait compte que c'était plutôt spacieux par rapport à ce à quoi il était habitué. Il y avait même une pièce spécialement pour les chats, même si elles ne s'entendent pas forcément ensemble.

L'interface, devant se matérialiser, fit son apparition dans un coin sombre de la vision radar d'Arthur qui se mit à réfléchir à un noms. Il attendit que la dame l'ayant accompagné reparte faire la visite pour la personne attendant dans la voiture avant de se décider.

L’intelligence artificielle avait une apparence plutôt féminine mais bien trop impassible et sans expression au goût d'Arthur. Après modification, il fut fier de l'allure qu'il lui avait donné.

-Bon l'apparence c'est fait maintenant le nom... hmmm... Pourquoi pas Agathe ?

Une fois cela choisit, il entreprit à s'informer plus sur les choses à faire sur OT et le trajet à effectuer pour aller en cours ainsi que à partir de quand il devait se lever pour cela. Il finit par se plonger totalement dans l'arc après conseil et recommandation de la part d'Agathe.

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Légèrement anxieuse, Louise suit Catherine jusque dans ce qui est, semble--il, son appartement. Pour elle qui vient d'une famille modeste et a toujours vécu avec ses parents, l'appartement lui semble immense et somptueux. La vieille fille est terriblement gênée.

-Ce... C'est beaucoup trop luxueux. Je...

Louise n'a pas le temps de finir qu'un visage apparaît devant elle. Elle sursaute, une main sur la poitrine. Catherine lui explique qu'il s'agit de son ordinateur de bord, à qui on a conféré une matérialisation d'apparence humaine. Louise aurait préféré un avatar masculin mais n'ose pas demander si on peut modifier l'apparence de cet hologramme. Qu'en penserait Catherine ? Sans doute que Louise est décidément désespérée. Ce qui n'est que la plus stricte vérité.

Une fois seule, Louise essaie d'apprivoiser la technologie qui l'entoure. Dans son ancienne vie, la technologie est beaucoup moins présente, et beaucoup moins performante. Elle finit par trouver le moyen de joindre ses parents et les voit même en visioconférence. Elle prend le temps de leur raconter l'intégralité de son voyage, de son arrivée, en prenant soin de ne pas mentionner ses angoisses et la solitude qui semble déjà se profiler. Quand elle coupe la conversation, elle sent qu'elle a le cafard. Pour se changer les idées, elle essaie de bidouiller les paramètres de son ordinateur de bord. Elle parvient à lui donner une apparence masculine avec le visage d'un homme blond, aux yeux bleus et à la mâchoire carrée. Elle l'admire un moment, fantasme sur cet homme viril dévoué à son service et décide, dans sa rêverie, qu'il se nomme Arnold.

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- Monsieur O'Donnell ?

- Moi-même ! répondis-je de ma voix forte mais légèrement chevrotante au jeune homme qui venait de se présenter à moi.

- Enchanté ! Je suis Fred Dupré ! Si vous le voulez bien, je vous propose de vous accompagner jusqu'à votre résidence pour vous la présenter !

Étonnamment, c'était la première fois de la journée qu'un illustre inconnu daignait prendre la peine non seulement de se présenter mais aussi de me serrer la main. Mais je sentais venir en moi la réflexion de vieux croulant comme quoi les jeunes n'avaient plus la moindre once de politesse de nos jours et comme je n'avais pas envie qu'on m'appelle "vieux shnock" tout de suite, je me fis une sévère réprimande mentale.

- Enchanté Fred, mon nom est Eduard O'Donnell ! Je vous en prie, guidez-moi, je vous suis avec grand plaisir !

Un peu de sympathie et de convivialité, voilà exactement ce dont je manquais depuis mon arrivée !

- Oh ! Quel ravissant petit engin... !

- Oui, répondit monsieur Dupré, ce sont de petits véhicules que nous utilisons parfois pour nous déplacer rapidement et simplement. Nous irons plus vite ainsi qu'à pied et cela sera bien moins fatiguant, ne trouvez-vous pas ?

Ah. Je présume qu'ils commencent à me prendre vraiment pour un vieillard gâteux... Pas très agréable, mais je l'ai peut-être un peu cherché... Ça m'apprendra, tiens ! Enfin... Je me connais, même si j'avais été prévenu, j'aurais fais exactement pareil, c'est plus fort que moi !

- Vous avez bien raison !

Oui... Je devais bien avouer que je préférais tout même cela à une marche à pied potentiellement épuisante...

- Nous y voilà, annonça finalement mon charmant conducteur en garant la voiturette devant un ravissant petit jardin précédant une maison à l'allure comparable.

- C'est très joli ! Je suis comblé !

- J'espère bien, monsieur O'Donnell ! Voyez, ici, c'est le jardin que vous aviez demandé. Propre et bien taillé, nous nous sommes permis d'y planter quelques fleurs aux couleurs des tropiques, pour lui donner plus d'allure. Mais vous pourrez certainement vous procurer de nouvelles variétés végétales à l'avenir !

- C'est une initiative tout à fait louable. Mais je ne suis pas sûr de vouloir garder un jardin "propre en ordre", comme disent nos amis les suisses... Vous pensez que cela peut s'arranger ?

- Oui, certainement ! Vous pourrez voir ce genre de détails avec votre ordinateur de bord. On entre ?

- Je vous suis !

La porte s'ouvrit toute seule à notre approche.

- Voilà donc le salon, d'une taille modeste, dans un style plutôt japonisant, comme vous nos l'aviez demandé. Au fond, si vous passez cette arche, vous trouverez la cuisine. Toujours suivant vos directives, nous y avons fait installé un certain nombre d'ustensiles utilisables par vos propres moyens et l'électroménager est hybride, à la fois contrôlé par l'ordinateur de bord mais également utilisable manuellement. Pas de buanderie, mais un petit placard au fond avec de quoi faire le ménage par vous-même.

- C'est très bien tout cela !

- Alors par contre je ne suis pas bien certain que mes collègues aient compris vos instructions, ils m'ont assuré que vous désiriez un escalier pour accéder à l'étage...

- C'est tout à fait cela ! Justement, pourquoi ne me présenteriez-vous pas les pièces que je puis y trouver ?

Cette fois, je sentis que je l'avais quelque peu déstabilisé. Décidément, ces type en costards avaient une conception des choses bien étroite... !

- Euh... Oui, je vous en prie, passez devant ! me demanda-t-il, comme s'il voulait s'assurer de pouvoir me réceptionner si je me mettais à tomber dans les escaliers...

Mais je parvins à gravir les marches sans la moindre difficulté ! J'avais peut-être besoin d'une canne pour marcher, mais je conservais un certain équilibre et une forme physique tout à fait raisonnable !

- Un petit couloir. Au fond, vous y trouverez votre salle de bain. À droite, c'est votre chambre, sobre, un lit deux places avec des draps d'un bleu ciel, comme vous l'aviez précisé...

- Vous saviez que le bleu stimule la créativité ?

- Euh... Non...

- Et bien maintenant, vous savez pourquoi je souhaite dormir entouré d'une couleur qui me pousse à rêver ! m'exclamai-je en ricanant.

Je voyais avec amusement la connaissance soudainement se graver sur son visage. Il réalisait que j'avais lu dans son esprit comme dans un livre ouvert. Il faut dire qu'il n'y avait rien de surprenant dans son caractère...

- Et... reprit-il en tentant de retrouver un semblant de contenance. À gauche... L'atelier que vous aviez demandé. Spacieux, mélangé d'un bois clair et de tapisseries bleutées, paré de grandes baies vitrées pour offrir un maximum de luminosité à la pièce.

- Ah ! C'est superbe ! Exactement ce que j'espérais ! Merci beaucoup ! À vous et à l'équipe qui s'est chargée de la conception de ma résidence !

- Mais je vous en prie !

Tandis que nous redescendions, je me permis une petite fantaisie.

- Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer un petit quelque chose dans votre ton au fur et à mesure que vous me décriviez la maison. Parlez sans détour, que pensez-vous de mon habitat ?

Il fallut un moment au charmant Fred Dupré pour parvenir à dépasser son professionnalisme et accepter de s'ouvrir à moi, mais il finit par y parvenir.

- À vrai dire, je vous trouve étonnant... La plupart des gens se passent de la grande majorité de ces futilités de la réalité... Pourquoi avoir un espace vert quand on peut se rendre dans les somptueux jardins de Babylone en posant le Faunus sur sa tête ? Pourquoi un salon alors qu'on peut rencontrer tant de gens par son intermédiaire dans des lieux de réception inédits ? Pourquoi un atelier quand l'informatique peut reproduire les sons, les goûts, les couleurs... ? Pourquoi cuisiner quand l'ordinateur de bord peut le faire pour nous, ou même passer le ménage ? Non vraiment, je suis dépassé, je dois bien l'avouer... Surtout que personne ne vous a forcé à rejoindre le programme. C'est comme si vous l'approuviez tout en le rejetant... C'est... Troublant...

- Jeune homme, permettez-moi d'apporter un piste de réflexion à toutes ces questions que je vous transmets par mon simple comportement. La vie réelle a ce petit quelque chose que n'aura jamais la réalité virtuelle. Et à l'échelle du monde, ce petit quelque chose devient bien vite un élément discriminant fort ! Prenez garde au court de votre vie au moindre détail et vous serez peut-être un jour en mesure de déceler ce tout petit rien qui distingue la réalité de la fiction !

Comme je m'y attendais, Fred Dupré ne semblait pas vraiment convaincu, mais il ne s'opposa pas fermement pour autant à mon début de réflexion.

- Vous avez peut-être raison. Avec le temps, peut-être finirai-je par comprendre de quoi vous parlez. Mais pour l'instant, si vous me le permettez, je vais m'en aller, fit-il avec un ravissant sourire. Je vais vous laisser avec l'ordinateur de bord...

- Faites donc, monsieur Dupré ! Encore merci pour votre compagnie fort agréable ! À bientôt peut-être !

- À bientôt monsieur O'Donnell et je vous souhaite un très bon séjour à Orbis Terrarum !

La porte se referma sur le sourire de l'opérateur et soudain apparut le visage d'une jeune femme aux traits orientaux.

- Bah ! m'exclamai-je avec agacement. Ne me montre pas ton visage ! C'est suffisamment perturbant de partager mon intimité avec quelqu'un comme ça !

Aussitôt, le visage disparut. Mais une voix d'une neutralité morne s'éleva à travers la maison.

- Bonjour monsieur O'Donnell ! Bienvenue chez vous !

- Et bien ! J'espère que tu vas m'aider parce qu'il va me falloir comprendre comment t'apporter quelques modifications... Tu n'es pas du tout ce que je veux que tu sois !

Plus tard, mon ordinateur de bord prit l'affreux prénom de Béatrice. Je la pourvus d'une insupportable voix nasillarde, ainsi que d'un comportement plus taquin et familier. Voilà qui serait parfait pour passer mes nerfs sainement sur quelqu'un en cas de besoin !

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Quel accueil, franchement je ne suis même pas étonnée. Une telle cité ce doit d'être parfait en tout point... Et à vrai dire moi qui pensais réviser, réviser et encore réviser pour ne plus être sous l'emprise financier de mes parents... Une folle envie me prenait de me libérer un peux de ce poids en moi, de cette pression monstre...

Je montais alors dans un de leurs véhicule et bien heureusement pour moi, il pouvait s'aménager de sorte à faire reculer l'un des sièges pour favoriser l'installation de mon fauteuil... J'aimais bien ce véhicule... Arrondi et d'un blanc parfait... Et puis le conducteur... Ne semble pas avoir la nécessité de conduire manuellement ce véhicule... Superbe ville...

Après un court trajet d'une dizaine de minutes, nous étions arrivés devant l'immense bâtiment qui devait sûrement abriter ma résidence... Je n'avais pas demandé une maison, car une maison est bien trop grand pour la seule personne que je suis, alors j'ai demandé un simple appartement, situé dans une hauteur folle afin de surplomber une partie de la ville, c'était une de mes conditions si je me souviens bien, avec aussi un ascenseur et des chemins en pente pour favoriser mes déplacements...

J'étais à présent seule, devant l'entrée de ma nouvelle résidence, je remercia et salua la personne m'ayant accompagné et entra. L'appartement est sublime, dans un modernisme parfait. C'était un trois pièces, une pièce extrêmement moderne comprenant une cuisine et un salon, une autre pièce comportant une salle de bain complètement aménagée. Et pour finir, la chambre, elle comportait un lit, un bureau et une armoire. Je sens que je vais adorer cette nouvelle vie... Mon aventure commence maintenant.

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Je gardais pour moi pour le moment toutes mes questions et pris le temps de soigneusement les annoter dans un document crypté via mes lunettes connectées. Déjà, je me demandais si ces fameuses META étaient capable de se connecter à tous mes autres appareils numériques, et notamment GoogleGlass. J'avais été très affectée de ne pouvoir emporter mon drone, et malgré l'assurance que je pourrais en obtenir un nouveau une fois sur place, c'était un peu pour moi comme... abandonner un vieil ami qui vous a suivi jusqu'ici dans tous vos déplacement, dans tous les événements majeurs de votre vie. Puis je me rappelais que de toute manière, tout ce monde n'avait rien de réel, et que cette vie là n'était pas la mienne. Pourquoi diable pleurer un drone oublié ? Ou un mari disparu ? Je jetais un œil à mon collègue de voyage, sans savoir comment engager la conversation, même si je n'en avais pas réellement l'envie. Qui était-il ? Pourquoi venait-il ici ? Je me répétais en boucle de ne pas paraître trop envahissante, trop entreprenante, trop gênante. Faire profil bas.

Une fois installée dans la voiture, j'observais avec surprise la modernité de l'habitacle. Bien que j'étais familière avec les nouvelles technologies, j'en oubliais parfois que ce qui nous était accessibles à nous, pauvres citoyens lambda, était parfois à des années lumières de ce que la science avait pu produire. « Vous n'avez jamais eu d'accident avec ce genre de technologie ? Si vous ne pouvez vous passer d'un humain, c'est bien pour une question de jugement moral, n'est-ce pas ? », demandais-je au chauffeur lorsque je vis qu'il venait de sortir un journal. Ce dernier me répondit bien entendu que non, pas depuis que ces voitures sont sorties du bureau d'étude. Et qu'il ne savait pas ce que je voulais dire par "jugement moral", mais qu'il était bien là pour prendre des décisions en cas de problème. Je souris, satisfaite de sa réponse que je m'empressais de noter dans un coin d'une interface d'écriture. « Pardonnez-moi si ma question vous a dérangé, mais que voulez-vous ! La curiosité est difficile à canaliser lorsqu'on se retrouve dans un environnement si nouveau ! », dis-je sans m'adresser particulièrement à l'un de mes interlocuteurs.

Puis notre hôte nous décrit précisément les modes de transports disponible au sein de la ville. Quelle bonne nouvelle fusse pour moi que d'apprendre qu'il allait m'être possible d'obtenir mon propre engin ! « Vous avez quelque chose de particulièrement mobile ? Qui s'apparente à une moto ? », demandais-je par intérêt. La dame me confirma que oui, et qu'il me suffisait d'en faire la demande pour en obtenir une. « Quelle chance ! Je vois que vous ne lésinez pas sur les moyens pour nous satisfaire... », dis-je avec un sourire narquois. Cependant, lorsqu'elle évoqua le contrôle qui avait été effectué sur mes affaires personnelles, je ne pus réprimer un frisson d'angoisse. Oui, j'avais pris un grand soin à crypter mes plans de fabrication, et à les présenter comme de simples notes... Mais si ils avaient fini par me décoder ? Et si à peine arriverais-je là bas qu'il m'accueilleront à chaîne déployées ? Non, je me devais de garder mon calme. De penser à autre chose.

Catherine se lança alors dans un descriptif du quotidien dans la citée, ce qui était des plus bienvenu. Bien que je connaissais déjà la majeure partie des informations qu'elle venait de nous transmettre - merci à Aedan pour m'avoir fait un rapport détaillé de sa vie sur OT -, je fus ravie d'apprendre qu'il allait m'être possible de me former sur tout ce que je désirais. Et que tous étaient disposés à me recevoir pour un entretien. Qu'ils n'avaient rien à cacher. C'est ce que nous verrons... En revanche, bien que mon contrat indiquait effectivement que mes données personnelles seraient collectées et analysées, il allait falloir rapidement que je m'occupe de ce détail gênant pour ne leur donner que le stricte nécessaire. Et si possible le stricte nécessaire de quelqu'un d'autre. Finalement, cette semaine de libre se profilait déjà bien chargée... D'ailleurs, son discours suivant sur la sécurité et la confidentialité ne me convaincu pas le moins du monde... Il existait une milice. Qui était au dessus des lois et avait un droit de regard suprême sur nos informations les plus secrètes. Cela me suffisait pour être une source majeure d'inquiétude... Peut importe que la criminalité soit de quasi zéro. « Vous devez être fier de votre système ! Un taux de criminalité aussi bas... ce sont bon nombre de nations du monde qui vous envient. », répliquais-je en gardais un ton aussi neutre que possible, malgré mon agacement quasi apparent.

Nous déposâmes dans un premier temps le jeune hommes des citées à l'accent fort américain, puis je fus conduite jusqu'à mon hôtel. Catherine me rassura sur le fait que notre chauffeur, ainsi que le groom, s'occuperaient de tous mes bagage, puis disparu à la poursuite de sa prochaine mission. Je m'approchais près de l'accueil, où m'attendait une androïde en tenue de travail. « Bonjour, je suis Melody Madley, j'ai une chambre qui m'attends au dernier étage. », lui signalais-je simplement. Elle acquiesça, puis me fit remplir quelques papiers administratives sur mes besoins - repas, service de chambre et compagnie - avant de me transmettre sur ma META la clef de sécurité de ma chambre. Il allait vraiment falloir que je m'habitue à cette petite machine... L'hôtel auquel j'étais descendu était particulièrement luxueux, aux courbes harmonieuses, mélange de métal polis et de bois. Comme Catherine nous l'avait annoncé, tout ici était fait dans le plus pur respect de l'environnement, avec une maîtrise de l'ergonomie quasi-parfaite. Un véritable régal pour les yeux.

Une fois toute la paperasse remplie, je me dirigeais d'un pas franc vers l'ascenseur de verre, qui permettait en s'élevant d'avoir une vue plongeante sur toute la ville. J'allais avoir beaucoup de mal à m'habituer à cette vue, d'autant plus que toute cette modernité ne m'aidait pas à adhérer à la réalité de ce monde, bien au contraire. Pourtant, il allait falloir que je m'adapte, et vite, si je voulais commencer mon investigation... Tant de choses à faire en si peu de temps. Je sentais les secondes défiler à une vitesse que j'aurais voulu diminuer par quatre. Au moins.

Une fois parvenue jusqu'à ma nouvelle demeure des prochains jours, ma META se mit tout de suite en action, et prit possession de tous les appareils électroniques et numériques présents dans la pièce. A ce moment, un visage asiatique se matérialisa devant moi, simple projection holographique associée à un ordinateur de bord. « Bonjour maîtresse, je suis votre Assistante Personnelle. Veuillez-me nommer afin que je puisse prendre mes fonctions. Vous pourrez ensuite me modéliser comme bon vous semble et régler toutes mes fonctionnalités dans le menu adéquat. », dit le visage d'une voix bien trop lisse pour que je puisse y croire. D'ailleurs, il ne me fallut pas bien longtemps avant de décider d'un nom. Un nom que j'avais eu l'habitude de prononcer pendant plus de dix ans. Que je ne prononçais quasiment plus depuis un an. Un nom que j'avais chéri. « Très bien. Note ! Tu t'appelleras... Aedan. A E D A N. Enchantée de faire ta connaissance, chéri. », lui répondis-je avec une pointe de tendresse... Une nouvelle vie venait de commencer.

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Les 15 minutes de trajet permirent à Intégra de se familiariser avec sa META tout en écoutant les explications de Catherine au sujet de la vie sur OT. Non pas qu’elle en avait véritablement besoin, mais il s’agissait surtout de confirmer la véracité des informations en possession du MI6. Heureusement pour l’espionne, tout concordait avec ce qu’elle savait déjà, et la probabilité de faire face à une mauvaise surprise diminuait au fur et à mesure que le véhicule s’éloignait de l’Aérotropolis pour pénétrer dans un quartier résidentiel en périphérie du centre d’OT.

Le véhicule s'arrêta devant un immeuble de taille moyenne. Tandis que l’on s’occupait de ses bagages, Intégra suivit Catherine à l’intérieur. Elles prirent l’ascenseur pour le troisième étage. Arrivées devant l’appartement, Catherine rappela à Intégra les services qui étaient à sa disposition et que le gouvernement de TOTR était plus que ravi d’accueillir une si brillante jeune femme dans ses services. Intégra lui rendit la politesse et tandis que la coordinatrice de l'équipe d'intégration s’éclipsait, l’anglaise pénétra dans sa nouvelle demeure. L'endroit était charmant et si moderne, qu'Intégra crut que toutes les nouvelles technologies du monde avaient été rassemblées dans un seul et même endroit. Elle fit un rapide tour de la pièce afin de s'assurer de l'absence de micros et de caméras, avant de prêter attention à l’ordinateur de bord dont l’hologramme venait de se matérialiser. Intégra fit alors ce que tout nouvel habitant d'OT devait faire, personnaliser l’ordinateur de bord et lui donner le premier nom qui lui venait à l’esprit : Silver, à qui elle demanda presque immédiatement d’activer un morceau de musique. Servile, la machine s’exécuta.

La future membre de l'unité Raven ne prit pas le temps de ranger ses affaires. Elle s’affala sur son canapé et sortit de son sac à main le téléphone portable, qui ne l’avait quitté que lors du contrôle protocolaire. Il s’agissait d’un modèle dernier cri, mais ici sur TOTR, cet accessoire semblait dater d’un siècle. Pourtant Intégra allait en avoir plus que jamais besoin. Ce portable crypté était en effet, relié aux services de liaisons du MI6. La jeune femme retira la carte SD sur laquelle y étaient rentrées des données quelconques (numéros de proches fictifs, fausse photos de vacances…) et la remplaça par une autre, plus « spéciale ». La jeune femme envoya ensuite un message au désormais seul contact du répertoire : Tyson, son référent resté à Londres.

« Je suis arrivée à bon port. » écrivit-elle.

La réponse ne se fit pas attendre.

« Alors ? »

« Ils ont contrôlé le portable ainsi que le reste de mes affaires, mais ils n’ont rien remarqué. »

« Parfait. Que t’ont-ils dit sinon ? »

« Ce qu’on sait déjà : ils gardent un œil sur mes activités et récoltent mes données de temps à autre.»

Ce dernier point justifiait la nécessité pour Intégra d'informer le MI6 par téléphone portable. Communiquer avec le quartier général par le biais de la META, c’était indirectement exposer des données auxquelles la cybersécurité de TOTR ne devait surtout pas avoir accès. Par ailleurs, l’espionne prévoyait également d’user de ce système de prélèvement pour se construire une couverture crédible.

« Mon poste dans la milice va me permettre d’accéder aux différentes informations concernant les habitants d’OT. Je possède un droit de regard qui pourra se révéler utile si jamais nous cherchons à recruter au sein même de l’administration.» rajouta-t-elle.

« Bien. » répondit Tyson. « Maintenant nous devons nous assurer d’établir une synchronisation entre ta META et nos services informatiques, histoire que tu deviennes nos yeux. Au sens littéral du terme. »

« Comment allez-vous procéder ? TOTR possède un système informatique interne du nom de l’Arc et l’IA qui le sécurise semble suffisamment sophistiquée pour contrer n’importe quel piratage. »

« Nous allons rentrer le numéro en série de ta META dans un algorithme. Ensuite nous lancerons une attaque via l'un de nos serveurs situé au Bangladesh. Ce dernier sera relié à d’autres serveurs étrangers, de sorte que la sécurité de TOTR ne puisse pas remonter jusqu’à nous. Le piratage se fera sur l’ensemble du réseau afin de prévenir de tout soupçons. Certes il sera rapidement contré par l’IA, mais le service informatique disposera de suffisamment de temps pour établir une liaison définitive avec ta META. Ainsi ce que tu verras, nous le verrons également. Tout sera enregistré par nos techniciens. »

« D’accord. Quand débutera l’opération ? » demanda la jeune femme.

« Sans doute deux jours après ton arrivée. Tu disposes d’une semaine de congés non ? On en profitera pour tester l’efficacité de la synchronisation. »

« Ça marche. On se recontacte demain soir.»

Intégra mit fin à la discussion. Elle effaça la conversation, éteignit le téléphone, retira la carte SD pour la remplacer avec l’autre et prit soin de dissimuler séparément chaque objet. Elle soupira, exténuée. Son regard fut attiré par le Faunus, qu’elle avait précipitamment laissé de côté pour sa communication avec Tyson. Elle prit l’appareil et l’examina, constatant que les croquis du MI6 correspondaient parfaitement à l'apparence du casque. Malheureusement ces dessins étaient encore bien trop approximatifs, et le MI6 se languissait de plans véritablement précis de l’engin. Le Faunus, utilisé sur TOTR à des fins lucratives, servirait aux services secrets britanniques dans un cadre militaire. Former des soldats par des simulations virtuelles, envoyer sur les champs de bataille des androïdes et véhicules blindés reliés au système cérébral des agents, tels allaient être les nouvelles utilités du Faunus une fois l’armée anglaise en possession de ses plans. Et Intégra était la clé de voûte de tout ce projet.

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À peine la META posée sur mes yeux, je commençais déjà à explorer toutes les fonctionnalités de l'interface. À la fois simple et efficace, cette interface combinait tout ce que j'avais pu voir des dernières technologies hi-tech et était vraiment très complète.

Là où un novice ne se retrouve pas gêné par un système trop emcombrant et sophistiqué,un technophile comme moi, qui s'y connaît un peu, peut se perdre joyeusement dans une pléthore de configurations.



Tout était complètement personnalisable. J'avais déjà importé mon profio, téléchargé toutes mes playlist, adapté chaque paramètre à ma convenance.



Lorsque j'eus fini, je vis mes sœurs sur le côté, collées à la fenêtre, c'etait elles, cette fois, qui regardaient le paysage defiler. J'entendais Catherine parler de collecte de données personnelles et du taux bas de criminalité qui en découlait. En temps que jeune web analyst, les data c'est un peu mon rayon. Je ne m'y connais pas en criminalité, mais je sais qu'au delà de ça, ces données ont une toute autre valeur; à l'heure de l'arc et de la lumière,dans un monde aussi connecté, tout peut être enregistré et collecté : les caméras, les capteurs de présence dans certaines pièces suréquipées, les META, qui en plus des données de navigation, peuvent, je suppose retransmettre le visuel sont autant de sources livrant de précieuses informations.

Bien sûr on peu "gérer" les autorisations, nous préviens Catherine, mais sérieusement, personne ne prends réellement le temps de lite les conditions d'utilisation de chaque réseaux social auquel on s'inscrit, de chaque jeux ou mondes jeux, de chaque Android ménager. Même le plus simple mixeur est équipé de capteur de mouvement pour pouvoir être commandé à distance ( technologie désuète ici, puisque tout se commande avec la META)



Le pire, c'est que ces données, ce sera sûrement à moi d'en traiter une partie. Du moins tout ce qui pourra intéresser mon employeur. Annaliser, modéliser, faire des prédictions, évidemment je serai aidé par des IA, qui font la plupart du boulot, mais penser au travail me donne déjà mal à la tête...



Nous embarquions sur un ferry pour rejoindre l'île-villa qui deviendrait notre demeure.




On est finalement arrivé, j'aide papa à amener les valises, avec le bagagiste et nous pénétrâmes dans notre nouveau foyer. Pas besoin de poser les bagages, la porte s'ouvre automatiquement. Nous arrivâmes dans un hall lumineux où le soleil emplissait chaque recoin de la pièce. Les nombreuses baies vitrées donnaient sur le large, au loin, sur les autres îles, disposées en arc et sur l'océan, infini à l'horizon. J'eus du mal à me faire à l'idée que ce paysage serait bientôt notre quotidien.



Tandis que les filles courraient explorer la maison, je me dirigeait de suite vers ma chambre, déjà identifiée à l'étage. J'avais déjà pris connaissance des lieux, en cherchant sur l'arc le modèle virtuel de notre maison. La META ne permettait pas comme le faunus une immersion physique et sensoriel mais suffisait pour afficher une succession de photo en 360°, ce qui suffisait pour faire l'état des lieux.



Un fois arrivé dans ma chambre, je plongeai dans mon lit, Je lançait ma playlist de musique rock et je me retournait sur le dos et déroulait le toit ouvrant d'un claquement de doigt. Je regardais le ciel bleu, les nuages blancs. Ils devait avoir des filtres atmosphèriques puissants pour chasser toite trace de pollution, qui était pourtant un des problèmes majeurs de ce siècle. Je restait dans cette position plusieurs minutes. J'usqu'à me faire interrompre par l'IA de maison :



-“bonjour monsieur Lucas, Je suis votre IA de maison. Votre mère doit bientôt me nommer. Je suis enchantée de vous rencontrer. "



J'éteignis rapidement l'IA sans même lui adresser la parole, il ne s'est pas senti vexer, c'est juste une machine. D'après ce que j'entendais dans la maison, ma mère a désigné mes sœur pour lui donner un nom : mauvaise idée, ce sont... des originales.



Bon elles ont choisit Dotty, c'est maintenant le nom qui apparaît lorsque l'on souhaite s'adresser à l'IA. C'est pas mal. Va pour Dotty.



Fatigué par le voyage, j'ai finis par m'endormir sur mon lit, toujours avec ma douce musique rock dans mes oreilles...

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Constance écouta attentivement les indications de Catherine. Elle s'était déjà emparée du Faunus et des lentilles qu'elle avait rangés dans son bagage. L'heure du voyage en direction de sa nouvelle demeure avait sonné ! Elle était impatience de savoir à quoi allait ressembler sa nouvelle bâtisse. Le voyage prit un certain temps mais elle en dégusta chaque instant tant la vue était sublime.

Après de longues minutes de route, elle arriva finalement à son appartement. Elle allait occuper un appartement assez spacieux situé au dernier étage d'un immeuble. Beaucoup de personnes devaient habiter dans cet immeuble, mais ça ne la dérangeait aucunement. Son appartement comportait une chambre, une salle à manger, une salle de bain ainsi qu'un lieu détente avec un bassin pour s'y détendre. Cosntance n'avait pas de quoi se plaindre, c'était tout simplement parfait !

Ses lentilles furent scannées et lui permirent de rentrer à l'intérieur de sa nouvelle maison, son nouveau lieu de résidence. L'appartement était meublé, parfaitement meublé d'après elle. Constance adorait l'architecture du lieu avec de nombreuses arches qui donnaient de la profondeur à chaque salle. Elle s'y plaisait déjà, c'était une certitude. Pendant qu'elle visitait l'appartement, le chauffeur eut le temps de déposer ses bagages chez elle tranquillement.

Près de l'un de ses meubles, un ordinateur s'y trouvait. Elle s'approcha lentement en le détaillant puis toucha le clavier pour lui faire quitter le mode veille. Il était temps pour Constance de configurer l'ordinateur. Elle lui attribua une voix de femme avant de sourire :

Tu t'appelleras May !

L'instant d'après, l'écran lui indiqua que le choix avait été enregistré. Constance était satisfaite de son choix. Sa vie pouvait commencer, enfin !

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Shama suit Catherine à l'extérieur de l'aérospace, heureuse de savoir que son chat est bien arrivé lui aussi. Elle s'installe dans le véhicule en suspension qui les attend, sans - presque - plus s'étonner du confort affiché qui semble omniprésent ici. Même les lentilles qu'elle porte à présent sont "confortables" si par là on entend qu'elles ne gênent en rien la vision, ni même ne sont perceptibles. Shama a l'impression qu'elle ne porte rien.

Sa guide l'informe de tout ce qu'elle a à savoir sur les us et coutumes d'OT, et de toutes les petites choses nécessaires à la vie quotidienne. Shama écoute Catherine tout en regardant le paysage qui défile à vive allure derrière les vitres panoramiques du véhicule. Le chauffeur ne semble même pas se préoccuper de la conduite, à se demander si son rôle est vraiment "chauffeur" ...

Après un laps de temps relativement bref, le "taxi" s'immobilisa devant l'adresse qui serait dorénavant celle de Shama. La jeune femme suivit Catherine à l'extérieur, puis pénétra sur la propriété, qui s'ouvrit à elle comme si elle l'avait reconnue. La META comprit-elle. Elle empruntèrent une allée pavée au milieu du gazon, et la porte d'entrée s'ouvrit de même.

L'indienne avait fait un pari audacieux en faisant sa demande de résidence, mais comme l'avait plus tôt souligné Catherine, son loft était "abordable" grâce au revenu que son nouveau poste lui apportait. Elle avait regardé les diverses possibilités qui s'offraient à elle sur le site dédié. L'hôtel du centre n'aurait pas correspondu à ses besoins, puisqu'elle pense rester quelques temps. Les villas étoilées étaient non seulement bien trop grandes, mais aussi bien au-dessus de ses moyens. Les appartements étaient ... des appartements, et après avoir vécu plusieurs années dans ce type de logement, elle désirait en changer. Aussi un loft semblait-il une option appropriée à un séjour long, et aux attentes de Shama. Elle était tombée sous le charme de celui qu'elle avait demandé et obtenu : une ancienne grange de 200m2 réhabilitée, et son jardin.

Lorsque la porte d'entrée s'ouvre, la demeure se dévoile dans toute la luminosité permise par les verrières. Le jardin se dévoile à travers : vaste étendue gazonneuse, cernée d'arbres qui rompent la ligne d'horizon. Un endroit où pourra s'ébattre Jalâluddin.

A l'intérieur, les espaces aménagés selon son goût se côtoient sans franche séparation, nulle cloison ne vient faire barrage au regard, qui englobe le loft sur toute sa longueur ; salon, bibliothèque, salle-à-manger, cuisine en enfilade, le tout dans un style indien traditionnel, cosy. Un escalier grimpe à la mezzanine, dont on aperçoit à peine la composition, mais qui se devine dans le même style.

Au rez-de-chaussé, un pilier fait office d'arbre à chat, sur lequelle Jalâluddin trône en prince. Le matou miaule paresseusement à l'entrée de sa maîtresse et s'étire en arrondissant le dos, retroussant les babines dans un bâillement qui laisse voir ses crocs. Le chat noir descend ensuite comme une star de son piédestal et, de sa démarche nonchalante, vient à la rencontre de Shama, l'air de dire : "Tu en as mis du temps ! J'ai failli alerter les chaînes de télé !".

Catherine la laissa à ses retrouvailles avec son chat. Le "chauffeur" avait laissé les bagages dans l'entrée du loft, juste sous un boîtier aux lignes épurées, accroché au mur et pourvu d'un écran tactile. Shama posa sa main dessus et l'hologramme d'un buste féminin souriant, typé asiatique, apparut.

- Bienvenue chez vous, madame Thumri, et à vous aussi monsieur Jalâluddin. Je suis votre ordinateur de bord, l'I.A. de votre loft. Vous pouvez personnaliser mon apparence, mon nom, ma voix et ma personnalité à votre convenance.

- Dans ce cas, je suggère que ton réponde au nom de Suhela, et que tu m'appelles Shama. Quand au reste, il me convient très bien pour le moment.

- Bien, Shama. Vous pouvez me solliciter à tout moment via votre META, à laquelle je suis connectée. Voulez-vous que je vous informe des fonctionnalités de votre loft ?

- Je vais les découvrir par moi-même. Merci Suhela.

- Bien, Shama. A votre service.

L'hologramme disparut alors que la jeune femme en formulait la pensée. La META était vraiment efficace et pratique. Shama se pencha vers son félin de compagnie pour le prendre dans ses bras :

- Viens par ici, Jalâ, grand paresseux, allons découvrir notre nouveau chez nous.

Shama ne tarda pas à découvrir que de nombreuses surfaces étaient interactives et connectées : toutes les surfaces vitrées, les tables, certains endroits du sol également. La décoration traditionnelle masquait en réalité un vaste réseau de connectivité entre les différentes zones de la maison, mais également avec l'extérieur et internet. Shama en fut tout à fait satisfaite et commença à déballa ses bagages avec la joie de se trouver bien chez soi.

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Pendant le court trajet en voiture, Paul pu admirer la splendeur et la majesté des bâtiments. La beauté de la ville surpris Paul, habitué à voir de vieilles bâtisses françaises, cette ville neuve et à la pointe de la technologie semblait venir d'un autre monde. Ce qu'il remarque également c'est la pureté de l'air qui lui paru plus léger et plus sain que celui de France. Tout en gardant une oreille à l'écoute de Catherine, il observait les passants et vit la diversité des habitants de la ville.

La voiture arrive enfin devant l'immeuble, Paul fut subjugué par la sensation de hauteur que donne le bâtiment lorsque l'on se situe juste en face. Il suit Catherine jusqu'à la porte qui s'ouvre automatiquement à leur approche, elle l'accompagne ensuite jusqu'à l’ascenseur et le laisse poursuivre seul jusqu'à son appartement. Voyant les étage défiler très rapidement sans sentir la moindre secousse, Paul se senti bien et lorsqu'il arriva devant sa porte, il attendit d'être sûr que personne ne soit présent dans le couloir pour retirer sa lentille et mettre les nouvelles lentilles généreusement offerte à son arrivé.

La porte de son appartement est différente du style du couloir, tout comme certaines autres portes d'ailleurs, la sienne faisait penser à une porte en bois contemporaine sur laquelle on peut voir des lignes formant un arc de cercle complété sur le mur par une ouverture vitrée et teintée en gris clair de sorte qu'on ne puisse pas voir à l'intérieur. Cette simple porte lui convenait à la perfection ne pouvant espérer mieux de l'entrée de ce qui allait être son foyer il lui tardait de voir l’intérieur de l'appartement.

La porte donne sur un petit couloir dont les murs sont couverts de tableaux de paysages magnifiques, on peut y voir des paysages du monde entier, parmi eux un tableau du Taj Mahal ou encore celui du mont Fuji et bien d'autres. Au bout de ce couloir, une grande pièce de vie, dont un mur complet est couvert d'une bibliothèque pleine de livres d'histoire et de quelques romans policiers qu'il apprécie lire durant le weekend. Le salon est plutôt simple, un tapis au centre de la pièce couvre du canapé au bureau placé d'un côté et de l'autre de la pièce. Le canapé loin d'être exceptionnel est très confortable, de couleur rouge cramoisi, en velours, épouse parfaitement le style de la pièce. Le bureau de l'autre côté de la pièce est de couleur rouge, transparent il est fait de verre et possède un compartiment qui s'ouvre vers le haut positionné sur le côté droit offrant une lumière douce et chaleureuse lorsqu'il fait nuit. Sur ce bureau, Paul voit un écran, une dalle de verre à travers laquelle on aperçoit sur le mur une photo de famille prise durant l'enfance de Paul, on y voit Paul âgé de 7 ans, accompagné de son père et de sa mère l'embrassant sur la tête. La dalle de verre est connectée à une tour située sous le bureau et fonctionne soit par Bluetooth et avec les lentilles, soit manuellement avec une souris et un clavier lui-même intégré au bureau qui dévoile les touches lorsque c'est nécessaire.

Ayant fait le tour de la pièce de vie, Paul visite ensuite la salle de bain, une pièce modeste mais néanmoins agréable, un miroir placé dans le mur est composé d'une matière empêchant la vapeur de l'embuer, le sol est entièrement fait de sorte à ne pas pouvoir glisser dessus même lorsqu'il est mouillé, la douche est équipée de capteurs permettant de réguler la température de l'eau à la même température que le corps pour éviter les brûlures ou les douches froides, enfin les toilettes sommes toutes classiques sont auto-nettoyantes.

Ensuite, Paul visite la cuisine, moderne, toute équipée, c'est la cuisine dont rêvait Paul depuis qu'il apprit à cuisiner avec sa mère, une plaque de cuisson qui couvre l'ensemble du plan de travail jusqu'à l'évier permettant de cuire plusieurs plats à des températures différentes et pendant des durées différentes en même temps, la cuisine possède également un frigidaire établissant lui-même les listes de courses et les envoyant automatiquement lorsque le besoin s'en fait sentir.

Enfin, Paul visite sa nouvelle chambre, la pièce est lumineuse, des fenêtres offrent une belle vue sur une place dont on peut apercevoir au loin des jardins, ceux du palais blanc, le sol, couvert d'une moquette bleue foncée offre un confort de déplacement supplémentaire et un charme unique à la pièce, le lit est situé au fond de la pièce au centre du mur, plusieurs espaces de rangements ouverts contiennent les affaires de Paul. Voir ces espaces ouverts le conforte dans son idée que cet appartement est fais pour lui, n'appréciant guère les armoires, de petits espaces ouverts comme ceux-ci sont parfait pour lui.

Paul dépose son sac dans la chambre est retourne dans le salon, il allume l'ordinateur à distance, avec ses lentilles, et entend une voix:

"Bonjour, je suis votre assistant personnalisé, veuillez s'il vous plaît me donner un nom et une apparence qui vous siéent."

Paul légèrement surpris pris quelques secondes pour réfléchir au nom qu'il voulait lui donner, pendant qu'il générait l'apparence via l'éditeur accessible depuis l'ordinateur.

"Tu t'appellera Cyril, dit Paul satisfait de sa trouvaille, et voici ton apparence."

Après ces mots, Paul enregistra le modèle qu'il venait de créer et l'IA enregistra le nom comme étant le sien.

"Bien Cyril, montre-moi un peu la carte de la ville et explique-moi quel bâtiment correspond à quoi s'il te plaît."

"C'est entendu monsieur..."

Paul écouta Cyril attentivement pendant que celui-ci lui expliquait l'origine et la fonction de chacun des bâtiments de la ville.

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La journée arrivait à son terme, depuis bien longtemps l'astre au-dessus de la grand ville déclinait, à bord d'une lévitraction (véhicule disposant d'un habitacle confortable mais où les roues ont été remplacées par un système aimanté pour réaliser des trajets sur les routes ayant été équipées de la sous-couche magnétique), Janvier était transporté du centre de la ville jusqu'à chez lui dans la proche périphérie, et plus précisément dans les résidences d'Aub Nord. Contrairement aux transports en commun ne circulant que sur les grands boulevards, ce véhicule pouvait emprunté de petites rues et vous emmener jusqu'à votre seuil, mais ceci n'est pas valable pour le reste de la périphérie.

Pensif, il se remémora le premier jour de sa venue à OT...

***

La lévitraction avançait assez rapidement, un petit sentiment de balancier se faisait ressentir à bord rappelant aux passagers qu'ils se situaient à une trentaine de centimètres au-dessus du sol, il n'aurait pas été surprenant que des maux soient nés suite à cette invention, toujours était-il que Janvier se portait bien jusqu'à présent, les cachets anti-nausée pris à la sortie de l'hyperloop avait fait effet. On pouvait dire que le chauffeur était aussi à son aise, il profitait de l'autonomie du véhicule pour faire le tour des dernières actualités.

À hauteur de sa future maison, Catherine fit entrer le jeune homme. Elle lui rappela que malgré le fait que la maison paraisse immense depuis l'extérieur, son espace intérieur en était réduit. En effet, l'administration avait dû condamné une partie de l'étage et du rez-de-chaussé considéré "impropre à la vie humaine". De même, Janvier s'était longtemps demandé si derrière quelques murs blancs, il n'y avait pas un peu trop d'espace vide. Mais cela ne l'empêcha pas, sur le moment, d'apprécier les fonctionnalités incluses dans l'habitat, comme la possibilité d'ajouter des cloisons ou de déplacer les ouvertures. Beaucoup des équipements étaient connectées permettant une utilisation à distance et programmable, restait seulement les quelques plantes d'intérieur à s'occuper de soi-même. Au centre de la maison, c'est un arbre qui poussait, sûrement un des seuls êtres qui le côtoyera le plus longtemps à l'avenir...

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***

Janvier arriva à son palier après avoir gravi quelques marches, un léger clic se fit entendre, annonçant le déverrouillage de la porte et du système de sécurité "Centurity" par le metalense. La porte glissa sur la gauche disparaissant dans le mur.

" - Bien le bonsoir JF" fit la voix féminine de la maison.

Un petit robot roulait vivement vers la porte pour tourner, sur son unique roue sphérique, autour de son propriétaire : aussi affectueux que pouvait l'être les chiens et aussi débrouillard que les chats...

La voix appartenait à l'entité de la maison, son IA, Zoé, qu'il s'était refusé à donner une apparence à sa création et qu'il symbolisait par l'arbre. Et le petit robot au balais-nettoyeur, petite IA qu'il n'avait pas vraiment dénommé, était plus un animal de compagnie en sa présence que l'assistant nettoyage. Et pour ce qui est de l'état de la maison, Janvier passant son temps sur son projet, il s'en occupe que peu, elle reste propre pourtant (grâce notamment au "sphéropode"), mais les plantes, contre toutes attentes, ont réussis à se développer et finit par se faire un peu de place...

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Confortablement installée dans le véhicule, au milieu des siens et aux côtés de Catherine, leur accompagnatrice, Melissa prit quelques instants pour examiner la boîte qui lui avait été remise. La mère de famille n’était pas particulièrement amatrice de lentilles. Elle se rappelait avoir essayer d’enfiler des lentilles colorées, à l’occasion d’une soirée déguisée, quelques années auparavant. Cela avait été une véritable épreuve pour elle. Elle se rappelait encore du fou rire d’Andrea lorsqu’elle s’était débattue pour les retirer à l’issue, les yeux injectés de sang.

Elle toucha délicatement l’une des deux lentilles. Elles semblaient beaucoup plus fines et souples que tout ce qu’elle avait pu connaître auparavant. « Quand il faut y aller, il faut y aller », se dit-elle. Elle attrapa la première des deux lentilles du bout de son majeur, et d’un geste prompt, l’appliqua sur son globe oculaire droit. Elle répéta le geste pour son œil gauche, et cligna plusieurs fois rapidement des yeux. C’était presque comme si elle ne portait rien du tout. Presque. Il lui faudrait malgré tout un temps d’adaptation, surtout quand, dans quelques instants, apparaîtrait brusquement devant ses yeux le visage aux traits humains d’une femme asiatique. Mais elle n’en était pas encore là.

Catherine Legrand avait repris la parole, pour leur expliquer les modalités de déplacement sur OT, et ce qui ferait leur quotidien. Un sourire s’installa au coin de ses lèvres lorsque cette dernière évoqua ce qui avait pu être apporté de « l’extérieur ». Elle eût une pensée pour son fils, Lucas, et la manifeste mauvaise humeur dont il avait fait preuve au moment de quitter leur ancien « chez eux », quand elle lui avait demandé de se débarrasser de l’ensemble des gadgets électroniques qui faisaient alors son quotidien. Et elle rit encore plus fort intérieurement quand elle repensa au fait que les seuls biens qui leur avaient été autorisés étaient d’ordre alimentaire.... un peu de charcuterie, quelques fromages, quelques pâtisseries... de quoi leur rappeler un petit peu leurs origines. tout avait été soigneusement emballé et conditionné de sorte à ne présenter aucun risque de contamination quel qu’il soit.

- Je comprends, c’est une très bonne chose, répondit-elle sur le sujet de la criminalité.

Elle continua à échanger avec Catherine, en oubliant presque de regarder l’extérieur. Des décors plus extraordinaires les uns que les autres défilaient sous ses yeux. Le véhicule avait embarqué sur une sorte de ferry. Violet en avait profité pour sortir prendre l’air et semblait s’émerveiller du spectacle. Une nouvelle fois, Melissa saisit la main de son mari et la serra doucement, lui adressant furtivement un sourire empli de tendresse.

Finalement s’esquissa rapidement la silhouette croissante de leur nouveau chez-eux. Melissa sortit à son tour du véhicule. Elle s’arrêta net, souffle coupé face à l’extraordinaire spectacle qui s’étalait devant ses yeux ébahis. Il lui fallu quelques instants avant d’emboîter le pas de Catherine et de reprendre le fil de la conversation.

Rose avait déjà filé droit vers la maison, tandis que Violet était la dernière à sortir. Elle avait beau être leur mère, elle s’étonnait toujours de voir ses filles, jumelles, et pourtant par certains aspects si différentes. Les garçons étaient partis aider le bagagiste, bien que Melissa doutât qu’il en ait vraiment besoin.

A peine franchi le pas de la porte, un visage apparût soudain devant ses yeux. Melissa en eût un léger sursaut. Son étonnement passé, le visage souriant pris la parole.

« Bienvenue chez vous, Melissa. Je suis votre IA. Je suis là pour répondre à l’ensemble de vos demandes et de vos besoins. Vous pouvez me configurer selon vos désirs, en commençant par me donner un nom. »

La blonde cligna ses grands yeux verts. Quelqu’un d’autre entendait-il cette voix ? Il lui semblait que non. C’était ce que leur avait expliqué Catherine.

Cette dernière s’apprêtait justement à prendre congé. Sa mission était accomplie. L’attention de la mère de famille fut toutefois attirée ailleurs, l’espace d’un instant.

- Violet, voyons ! Ne commence pas...

Elle reporta son attention sur Catherine quand une idée lui traversa l’esprit.

- Oh, attends Violet.... Nous devons donner un nom à l’ordinateur de bord de la maison. Vois ça avec ta sœur, veux-tu ? Puis à l’attention de leur guide. Merci pour tout Catherine, nous n’hésiterons pas à vous recontacter si nous avons besoin de quoi que ce soit. Mais d’ici là, je pense que notre nouvelle assistante de vie sera à même de répondre à bien des questions.

La porte se referma derrière Catherine Legrand.

Melissa poussa un soupir d'intense satisfaction, laissant son regard se poser sur l’intérieur de la splendide demeure. Un salon inondé de lumière par de baies vitrées à faire cauchemarder quiconque aurait eu à les nettoyer s’ouvrait sur une terrasse qui, comme une grande partie de cette maison, surplombait la lagune. Quelques marches conduisaient vers une salle à manger en contrebas, qui plongeait dans la mer, comme dans un aquarium.

Deux escaliers à la fois monumentaux et aériens encadraient l’ensemble, conduisant vers une mezzanine et vers ce qu’elle déduisait être les chambres de ses enfants, ses derniers s’étant tous précipités à l’étage. Elle ne manquerait pas d’aller les rejoindre en temps voulu, s’installant à son tour sur le lit où ses deux filles contemplaient le ciel à travers le toit ouvrant panoramique de leur chambre.

Dans l’immédiat, elle continuait l’exploration du rez-de-chaussée, où un grand piano à queue séparait espaces de salon dans la pièce principale, avec son plafond cathédrale. D’un côté, un peu en contrebas, la salle à manger, en grande partie immergée. De l’autre, un autre escalier menait vers une splendide suite parentale sous-marine. Tout le long de la chambre, comme de sa salle de bain attenante, courait une baie vitrée qui les plongeait en immersion dans le récif corallien grouillant de vie et de couleurs. Cet espace était complété par un grand dressing et un bureau. Un lieu qui ne manquerait pas d’être reposant, même si un peu distrayant au début, pour télé-travailler.

A l’étage, la mezzanine disposait d’un bureau ainsi que d’un très bel espace de lecture et d’une grande bibliothèque, dont les rayonnages étaient déjà chargés des ouvrages que la belle italienne aimait tant. Elle savait le papier archaïque, surtout dans un univers tel que celui-ci, mais cela restait un de ses pêchés mignons. Rien de tel, notamment, que les partitions de musique « à l’ancienne », dans des carnets hors d’âge dont les pages se détachaient à force d’avoir été tournées et retournées, tantôt avec délicatesse, tantôt plus violemment, griffonnées, gommées, encore et encore, à l’usure mais jamais à outrance.

Les chambres de ses enfants se répartissaient de part et d’autre du couloir.

« Chacun la sienne » souffla-t-elle en réprimant un sourire. Voilà qui changerait ses aînées.

Au bout du couloir l’attendait la plus belle des surprises que leur réservait cette maison.... Une salle de musique ! Équipée de tous les instruments dont jouaient les mélomanes de la famille. Insonorisée comme il le fallait pour pouvoir venir s’y égosiller ou jouer tout son saoul, à toute heure du jour et de la nuit, sans déranger qui que ce soit, tout en profitant de la vue idyllique qui ferait, pour longtemps, partie de leur quotidien.

Melissa referma doucement la porte de cette merveille de pièce, et s’en alla rejoindre ses deux filles. Elle s’installa à son tour sur le lit, tête contre têtes de ses jumelles allongées côte à côte.

« Ordinateur de maison, lança-t-elle un peu à la cantonade. Le visage de l'IA apparut. Tu te nommeras Dotty. »

Une pause. Puis, à l'attention de ses filles :

« Nous serons bien ici. Je vous en fais la promesse. »

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